Lundi 23 janvier 2006 1 23 /01 /2006 16:13

Salut à tous,

On espère que vous êtes tous en pleine forme et que vous n êtes pas transis de froid… Nous on a retrouvé un peu de chaleur en arrivant en Mauritanie, fini le froid du Maroc !

 

Mardi 3 janvier, 9h

 

Après différentes recherches pour savoir comment quitter le Maroc nous avons trouvé une solution : nous avions rendez vous avec Mohammed, présumé chauffeur de taxi, avec qui nous devions partir tous les 4 (nous deux et le couple italo-russe : Paolo et Galina). Tout semblait simple, mais tout est devenu compliqué au moment du rendez vous : Le prix n’était plus le même, le taxi et le chauffeur non plus… Bref nous sommes quand même partis tous ensembles à la gare routière de Dakhla sur les indications de Mohammed.

Une heure plus tard nous étions casés dans un camion mercedès qui était loin d’être de première main, en compagnie de 2 femmes et 3 hommes mauritaniens, un japonais, et notre chauffeur, qui s’appelait également Mohammed.

Nous avons roulé durant 10 heures de Dakhla à Nouadhibou, dans une atmosphère détendue et chaleureuse. Dès notre départ notre premier thé mauritanien nous fût servi à notre grande surprise dans le camion : tout est prévu, butagaz et nécessaire pour le thé sont les indispensables d’un voyage pour les mauritaniens.

Après de multiples arrêts aux frontières, et aux nombreux postes de police échelonnés sur la route, nous arrivions à Nouadhibou à 21h, mortes de faim et de fatigue. Nous avons été accueillies à bras ouverts par Cissé et sa femme Néné, dans leur grande maison au cœur de la ville.

Après une nuit de repos bien méritée, accompagnées de Cissé, nous avons visité le centre de développement communautaire, géré par la mairie de Nouadhibou et la coopération espagnole. Cissé et ses collègues de travail nous ont expliqué toutes les actions menées par le centre, dont un projet en cours (Hay Madrid) particulièrement intéressant : nous avons été accompagnées sur le site par Sidi, membre du projet, et nous avons découvert le pôle de Hay Madrid. C’est un centre de développement situé dans un quartier difficile de Nouadhibou, qui accompagne une soixantaine de femmes pour améliorer leurs conditions de vie. Les professionnels se placent en tant qu’accompagnateurs pour permettre à ce groupe de femme d’être autonome à la fin du projet, prévue pour cette année. Leur philosophie et leur politique d’action font d’eux une équipe enthousiaste et très respectueuse des personnes avec qui elles travaillent. Encore un grand bravo à vous tous, Hay Madrid, et bonne continuation pour a suite !

Ces rencontres n’ont fait que renforcer notre envie de travailler sur des projets dits communautaires.

            Jeudi soir nous avons fit la rencontre d’Oumar, directeur du projet et d’une association ADID qui mène des actions de prévention dans le cadre de la lutte contre le VIH. Une fois de plus nous avons été accueillies à bras ouvert au siège de ADID : de longues conversations très enrichissantes accompagnées de multiples thés nous ont permis de nous intégrer rapidement à la culture mauritanienne. Leur hospitalité est une de leur valeur fondamentale, parmi tant d’autres ! Merci à tous, en espérant vous revoir prochainement Inch’Allah.

 

Samedi 7 janvier, 18h

 

Sidi nous accompagne jusqu’à la gare, pour que nous puissions prendre le train le plus long du monde nous menant à Choûm. Une gare unique en son genre, simplement composée d’un petit abris dans lequel des commerçants vendent de quoi se rassasier pendant le voyage. Pas de hall ni de haut parleurs, mais juste du sable sur lequel tous les passagers, nous compris, attendaient le train. Il y avait foule car nous étions à trois jours de la fête du mouton. Départ prévu initialement à 15h, ce fût à 20h que le train arriva. Grosse bousculade après la léthargie de l’attente, tout le monde fonce vers les deux seuls wagons (sur une centaine) qui peuvent prendre des voyageurs. Tous les accès sont possibles (portes, fenêtres), à n’en pas croire ses yeux ! Avec beaucoup de mal nous avons enfin réussi à monter et à trouver une place minuscule pour les 10h à venir…

Le trajet fut globalement pénible, faute de place, de lumière, de confort etc. mais tellement inhabituel (le train comme vous ne l’avez jamais vécu !) qu’il en restera inoubliable.

Arrivées peu après le lever du soleil à Choûm, nous prenons un taxi brousse vers 9h  pour rejoindre Atar. A 16 dans un 4x4 Land Rover, 100 km/h sur les pistes, Accrochez vous, émotions garanties (surtout pour Christelle !).

Direction l’aéroport où nous devions récupérer 2 amis : Aurélien et Cécile, venus partager 3 semaine de séjour en Mauritanie avec nous.

L’ambiance à l’aéroport semblait assez tendue… Nous comprenons vite que l’avion aura un jour de retard. Accueillies chez un ami de Djibrill, Sidi, nous avons pu nous reposer de notre fameuse nuit ferroviaire. Une fois de plus l’hospitalité mauritanienne nous à été offerte et tous nos petits problèmes semblaient se résoudrent avec une grande facilité avec Sidi, notre bienfaiteur J

 

Marie va fumer une cigarette, on reviens tout à l’heure ^^

Bisou !

Par Christelle et Marie - Publié dans : carnetdebord
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