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6 février 2006 1 06 /02 /février /2006 11:40

Bonjour à tous !

 En espérant que vous passez le cap du froid sans trop de difficultés, on vous écrit aujourd’hui en direct d’Ouro sogui, petite ville au nord est du Sénégal, située près du fleuve le Sénégal. Tout va toujours bien, on commence à avoir très chaud (et Marie en souffre). On espère pouvoir mettre à jour nos aventures concernant la Mauritanie pour enfin ne plus être en différé avec vous ! Inch’Allah… C’est donc reparti…

 

 

Samedi 14 janvier

Après notre rituel habituel (levé vers 8h, pti dej et ce qui suit pour les chanceux (n’est ce pas Cécile ?), pliage de tente, chargement du 4x4 et amarrage de nos sac, un coup sur le toit et c’est parti !), le chamelier Mohammed accompagné, bien sûr, de ses trois chameaux, nous attendait. Après avoir fait un nouveau chargement, mais là, sur les  chameaux (pauvre d’eux), Christelle, Cécile et Aurélien partent en méharée (=caravane) pour rejoindre une oasis située dans les dunes de Chinguetti. Pendant ce temps Marie compte bien ne rien faire, et c’est ce qu’elle fit, ou presque, puisqu’elle fût invitée à maintes reprises pour boire le thé, ce qui prend bien une heure chaque fois et qui rempli une journée sans que l’on s’en rende compte.... C’est lors d’une de ces invitations qu’il lui fût offert très gentiment des bracelets mauritaniens typiques et surtout un voile (…voir plus bas…).

            Là encore la Mauritanie nous offre un spectacle magique : les dunes se succèdent les unes aux autres mais à la différence du désert du Maroc, la végétation y est beaucoup plus présente. Des acacias dispersés contrastent de manière radicale et surprenante avec le sable ocre du désert. Une fois de plus, le peu de rencontres effectuées durant ces deux jours nous a permis « de découvrir en toute liberté une nature exceptionnelle et pas encore habillée par l’homme ». Le désert permet de redécouvrir des plaisirs oubliés et simples qui nous sont parfois volés à notre insu par l’effervescence tourbillonnante de notre quotidien (pour ceux qui en ont^^). Pas de panneaux publicitaires polluant l’environnement, pas de sonnerie de portable, pas de klaxons, pas de pollution sonore, même pas celle d’un avion, pas d’atmosphère polluée, pas de stress, le bonheur quoi ! On vous conseille d’essayer c’est une expérience inoubliable, et « l’expérience fait la différence » (cherchez la photo qui s'y rapporte et vous comprendrez!) 

Après plusieurs heures de marche et de temps en temps de chameau (pas si inconfortable que ça, sauf pour Aurélien, qui s’en souvient encore) nous atteignons l’oasis près de laquelle nous installons notre campement. Une nuit douce et étoilée de repos bien mérité fût appréciée de tous. Lors d’une petite promenade digestive avec Cécile, des bruits de tambour nous ont laissé supposé qu’il y avait une petite fête près d’ici. Heureusement, la pleine lune était avec nous sinon, je pense que nous chercherions encore le campement. Au petit matin, même rituel, prêts à partir pour rejoindre Marie à Chinguetti. La journée fût très agréable malgré le vent décidé à ralentir notre marche. Pendant un instant, nous nous sommes mis à la place de nomades affrontant une tempête de sable (à une échelle différente bien sûr) et comprenons à quel point la vie qui semble idyllique dans le désert peut être très rude.

            Vers 18h, retrouvailles avec Marinette parée de son voile orange saumon (=melehfa : voile féminin, tenue traditionnelle des femmes) ; d’ailleurs toutes nos excuses auprès des hommes mauritaniens, pour qui nous n’avons pas présenté leur tenue traditionnelle : le draa, sorte de grand boubou bleu ou blanc orné ou non de broderie, sous lequel ils portent un sarouel de la même couleur tenu par une grande ceinture en cuir qui dépasse du boubou. C’est très joli et cela change tellement de notre tenue vestimentaire !

            Les trois derniers jours de notre ballade dans l’Adrar furent toutes aussi riches : oasis de Tenachert, visite de la ville de Ouadâne (ancienne ville fondée en 1141 toute en pierres et en partie en ruines qui connut une période de rayonnement spirituel intense grâce au commerce trans-saharien) dans laquelle il fût agréable de sillonner à travers toutes ses ruelles, visite de Guelb Er Richat (forme de volcan « avorté » selon les experts scientifiques, la nature nous démontre une fois de plus sa puissance) et retour par la passe d’Amogjar : endroit féerique constitué de hauts plateaux tabulaires séparés par un canyon très abrupte (selon Cécile, elle ressemble étrangement au grand canyon) dans lequel se trouve le fort Saganne (lieu de tournage du célèbre film). Ce fût également l’occasion d’admirer des peintures rupestres datant d’environ 4 ou 5000 ans. Le retour sur Atar signait la fin de notre périple dans l’Adrar et donc notre retour à la civilisation… Mais c’est sûr, nous y reviendrons, tant pour ses paysages que pour ses habitants, qui furent d’une hospitalité et d’une affabilité qui n’est plus à démontrer.

A bientôt l’Adrar, et à nous Nouakchott (prononcé à la Christelle, Nouakchokktt ou pire) !

Accueillis à bras ouverts une fois de plus par notre bienfaiteur Sidi, il nous amena dès le lendemain, jeudi 19 janvier, à la capitale de la Mauritanie.

 

 

Des paysages désertiques défilaient à 120 km/h avec Sidi sur les deux premières heures du trajet tandis que les deux dernières à 100 km/h avec Aurélien qui pris le volant. A sa grande surprise, un chameau camouflé lui coupa la route ; il est vrai qu’ici ils font partis du décor et s’y fondent avec une telle facilité qu’on les oublie (on a pas de photo mais il existe des panneaux attention chameau équivalents aux nôtres pour les vaches…)

 

 

Arrivés à Nouakchott vivants tout de même, vers midi, et déjà prêts organiser une petite virée de trois jours dans le parc national du Banc d’Arguin situé sur la côte atlantique entre Nouadhibou et Nouakchott.

 

 

Bon dimanche à tous, et la suite de nos aventures au prochain épisode !

 

 

Bisou !

 

 

C & M

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