Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Texte libre

On a une adresse mail commune  christelleetmarie@yahoo.fr de quoi nous envoyer des nouvelles et nous d'en faire autant!

nouveau numéro du Mali auquel vous pouvez nous joindre: 00 223 692 98 11

 

Archives

6 février 2006 1 06 /02 /février /2006 14:22

Salut à tous !

On espère que le week-end s’est bien passé ; ici on commence à crouler sous la chaleur (Christelle y compris).

Merci pour tous vos petits commentaires et pour nous donner des nouvelles (fraîches ^^) cela nous fait toujours autant plaisir!

Mais revenons là où nous nous étions laissés.

 

jeudi 19 janvier, midi, Nouakchott

Petite description de la ville : elle s’allonge sur plusieurs kms et se situe à la fois au bord de l’océan atlantique et au pied du désert. Elle comporte un peu moins d’un million d’habitants, soit un tiers de la population de la Mauritanie. Sa démographie croissante est due aux grandes sécheresses des 20 dernières années et encore aujourd’hui des quartiers entiers se construisent. Nos premières impressions furent marquées par l’effervescence automobile, à se demander quel code de la route -- et si même code il y a – ils utilisent ! Les principaux axes sont larges et bitumés, mais sans trottoirs, ce qui incite les chauffeurs à moduler la route en 2 – 4 ou même 6 voies selon le besoin. Les routes périphériques et les ruelles sont en sable.

Dans l’après midi nous tâchons de s’organiser une virée dans le Parc National du Banc d’Arguin, RDV au poste du PNBA pour connaître les horaires des marées basses pour, si possible, emprunter la plage plutôt que le goudron.

C’est une réserve nationale depuis 1976, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1989. Un courant spécifique nommé upwelling parcoure les eaux, créant ainsi les conditions idéales pour qu’apparaisse et perdure une richesse halieutique exceptionnelle (pour les ignorants, comme Marie, cela veut dire « riche en poisson », voilà). Les trois principaux axes de travail du parc sont : la protection des espèces et de leur milieu, l’étude et la recherche scientifique s’y rapportant et enfin une information pédagogique aux visiteurs de plus en plus nombreux.

Vendredi 20 janvier

Départ vers 8h (pti dej aux croissants, NDLR) avec notre chauffeur Marof. La marée basse étant très (trop) tôt, nous sommes obligés d’utiliser la route à notre grand regret. Première escale après 4h de route au Cap Tafarit, situé près du village d’Arkeiss (ça fait un peu WoW, non ?) pour un pique nique et une sieste pour certains. Retrouver l’océan était bien agréable, après l’immensité du Sahara nous voici face à l’immensité océanique.

La baie du Cap est cernée de falaises de grès blanc sur lesquelles nous avons grimpé sans trop s’approcher du bord très friable. Au passage, petite précision ou plutôt impression de certains, car à la mention de parc national on s’attendrait à trouver de la végétation, qu’il y a peu pourtant…

Nous avons été invités à boire un thé par une des familles du petit village qui semblait de prime abord inhabité : moment de complicité en regardant les albums photo.

Le temps de repartir, nous rejoignons un village de pêcheurs un peu plus bas, Iwik, dans lequel nous passerons deux nuits.

Après une première tentative pour acheter le poisson de notre futur repas, qui a échoué, nous avons été accueilli par « Yves », le fils de la chef du village, qui s’en chargea pour un bien moindre prix que celui que nous avions pu avoir.

C’est Aurélien et Marie qui se collèrent (comment ça, « normal » ?) à la préparation (écaillage, évidage… Mais fort aidés il faut le dire) des poissons, pendant que Cécile et Christelle partaient se ravitailler au village. Sur le bord de la plage, les lanches canariennes (pirogues à voile traditionnelles), reviennent les unes après les autres avec le fruit de leur journée. L’utilisation des bateaux à moteur est interdite sur le parc.

Après un coucher de soleil magnifique nous nous sommes régalés de mulets jaunes cuits en papillote en nous réchauffant autour d’un bon feu. Nous avons dormi, à notre grand plaisir encore, sous des khaimas.

Le lendemain matin nous sommes partis en ballade pour tenter d’observer les différentes espèces d’oiseaux venus se repaître de la richesse poissonneuse : pélicans, flamands roses, grèbes, sternes, mouettes, grands cormorans,  hérons, etc.

Avec notre finesse habituelle et par ignorance, nous avons trouvé le moyen de faire peur à des colonies entières d’oiseaux pour prendre des photo, et ce, sur un espace de reproduction dont l’accès est interdit… Bien joué…

Yves et Marouf (dixit Christelle) venus à notre rencontre pour déjeuner avec nous se sont enlisés jusqu’au châssis dans de la vase masquée par des algues sèches. Optimistes au début, nous pensions que ça allait être une rigolade pour dégager le 4x4. Mais en fait pas du tout… Après plusieurs échecs, nous sommes restés un peu à soutenir les gars, puis notre envie d’observer les oiseaux à pris le dessus, l’envie de prendre un bain de Marie aussi…

Aurélien, fidèle à lui même, intègre et droit, est resté jusqu’au bout, coûte que coûte. Mais toujours aucun résultat, voir même, la situation s’est aggravée puisqu’un deuxième 4x4 venu à notre rescousse s’est enlisé à son tour. Vers 20h ils ont réussit à dégager le premier véhicule, mais le notre à passé la nuit dehors, avec son chauffeur dedans.

Ayant appris que notre 4x4 n’en était pas un (un « truc » qui ne marchait pas) nous nous sommes résignés à prendre de nouveau la route le lendemain, en suivant la voiture de Michel, notre bienfaiteur de la veille. Il s’avère être un passionné de pêche, avec qui nous avons pu partager le matin une partie.

Retour à Nouakchott vers 18h, nous y resterons jusqu’à la fin de la semaine.

lundi 23 janvier

Mission « cherchons des ouguiyas » (monnaie locale) : vous nous croyez si vous voulez, mais même dans la capitale  il est impossible de retirer de l’argent avec une carte bancaire. Nous avons pensé prostituer l’une de nous (au hasard, Marie) mais par miracle nous avons croisé encore un bienfaiteur sur notre route. Travaillant dans une agence de voyage, il a bien voulu accepter un virement bancaire. Nous avons ensuite eu l’impression d’avoir un peu passé la semaine avec lui tant de fois nous sommes allé le voir.

 

Accompagnés de Michel, l’après midi, nous avons fait notre première excursion vers le port de pêche de Nouakchott. Il y règne une atmosphère unique : étalage de poissons de toutes sortes… et chacun s’affère à sa tâche.

Dès le retour des pirogues sur le rivage, tout s’organise avec beaucoup de précision : les enfants arrivent sur des charrettes tirées par des ânes , les pêcheurs sautent de leur pirogues et commencent à la remonter sur la berge en la faisant pivoter, ils la vident de leur récolte sur la charrette et les enfants aussitôt repartent à l’étalage du poisson. Les femmes les réceptionnent et la vente peut commencer.

Une fois les pirogues rentrées, la plage nous offre un feu d’artifice tant elles sont colorées et nombreuses. Environ 150 pirogues sont rangées les unes à côté des autres, prêtes à repartir le lendemain. Nous aurions pût y passer des heures entières à observer ces tranches de vie mauritaniennes, bien lointaines de nos ports de pêche industriels.

Le soir venu, grosse rébellion, pizza pour tous le monde.

 

 

Mardi 24 janvier : bon anniversaire Anne !

RDV à 10h avec Djibrill, notre contact de Nouakchott. C’est un guide qui organise des circuits dans toute la Mauritanie et qui sait de quoi il parle ! Ses connaissances du pays (Ethnologiques, archéologiques, historiques, géographiques et sur la faune et la flore), sa chaleur, son intégrité et sa sincérité font de lui un personnage qui mérite d’être connu ! Partir avec lui aurait été un vrai bonheur, mais nos dates ne se concordaient pas, la prochaine fois Inch’Allah ! D’ici là si vous comptez découvrir la Mauritanie dans son intimité nous vous conseillons fortement de passer par ses services. Il est joignable au :00 222 652 75 74  ou alors sur Internet : aradunatour@yahoo.fr et www.araduna-tour-filsdudesert.com

Il nous a accueilli à bras ouvert dans sa famille où nous avons passé la fin de la semaine. Sa maison se situe à 7km de la ville, dans un quartier populaire tranquille, au pied des dunes. Toute sa petite famille est très gentille et nous a rapidement intégré à leur quotidien. Marie et Aurélien ont découvert le secret du bon thé : le Qots (marque excellente). Les recettes culinaires nous ont été révélées, espérons qu’à notre retour nous pourrons vous préparer un Thieboudien (= riz au poisson). Les enfants (Moueima, Wely et les autres) ont beaucoup apprécié le Uno. Quelques parties déchaînées se sont partagées.

Djibrill nous a fait découvrir l’intimité des grands marchés de Nouakchott : marché capital, marché du 5ème et marché aux tentes. Cécile n’a pu s’empêcher d’en acquérir une. Nous pensions que les vendeuses allaient s’en arracher les cheveux. Cécile est dure en affaire. Super cadeau mais encombrant et lourd (15kg), on vous laisse imaginer leur stress à l’aéroport, mais comme par enchantement, ils n’ont pas eu de problèmes.

Nous avons également pu visiter le musée national qui recouvre tous les secrets historiques, archéologiques , ethnographique et traditionnels de la Mauritanie. Moment très instructif.

Nous nous sommes accordés une après midi plage. L’océan était déchaîné, des rouleaux se cassaient près du bord et un fort courant entraînait les deux seuls motivés (dont un supplié), Aurélien et Marie.

Côté projet nous avons pu rencontrer Aïcha et sa famille. Elle fût très heureuse d’avoir de vos nouvelles les filles, et vous remercient encore pour le panneau. Une discussion enrichissante et chaleureuse s’est engagée autour d’un thé, malgré la barrière de la langue.

Vendredi 27 janvier

La veille de notre départ Cécile et Christelle se lancent dans la préparation de crêpes (petite entorse à la règle 2006, n’est ce pas Cécile ?) au plaisir de tous.

Ce n’est sans doute pas une soirée d’adieux mais plutôt d’au revoir, car c’est sûr, on reviendra. Merci encore pour votre chaleur, votre gentillesse et votre hospitalité. Ne changez rien, vous êtes une famille formidable !

On était bien, et c’est bien.

(Credo de Christelle, Marie ne cautionne pas, ça fait un peu slogan quand même…)

Samedi 28  janvier

8h du matin après des au revoir émouvants à toute la famille, notre petit groupe dut aussi se préparer à se séparer. Ces vacances à 4 étaient vraiment super, merci à vous d’être venus, on recommence quand vous voulez !

« Chacun sa route, chacun son chemin, passe ce message à ton voisin » : Aurélien et Cécile sont remontés vers Atar pour y prendre leur avion le lendemain et nous, nous sommes descendues dans le sud, à Boghé, ville située près du fleuve Sénégal, pour rejoindre notre « nouvelle famille » : La famille Gueye

Nous vous laissons sur ces bonnes paroles, car il est l’heure d’aller savourer un thieboudien…

Au moins, vous avez de la lecture… Et des photo ! On a rajouté l’album Sénégal et finalisé celui de la Mauritanie.

            « Le lundi au soleil », c’est pour nous en ce moment mais ne vous inquiétez pas, dans quelques mois, c’est votre tour ! (faut bien qu’on vous fasse râler un peu ) On vous embrasse et on vous aime

N’oubliez pas… Tout le bonheur du monde !

C & M

 

Partager cet article
Repost0

commentaires

CÚs 06/02/2006 14:46

salut à vous tou(te)s!!
waaaaaaaaaaa!!!!!!!!!!!!!!!!!! que c'est beau!!!!!!!!!!!!! je rève devant mon ordinateur.... franchement chapeau pour les images et le texte!!!
gros bisous et bonne route
cécile M