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nouveau numéro du Mali auquel vous pouvez nous joindre: 00 223 692 98 11

 

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5 mars 2006 7 05 /03 /mars /2006 17:21

Salut à tous,

 

On espère que vous allez bien, et merci de continuer de donner de vos nouvelles et de faire des commentaires toujours aussi sympathiques.

Aujourd’hui dimanche 5 mars, nous sommes à Tambacounda, ville du Sénégal oriental où selon les dires de tous, elle serait la ville la plus chaude du pays. On vous laisse imaginer la température et la situation énergétique dans laquelle nous sommes !

 

            Notre mission « prenons le train samedi soir après 7h de taxi brousse » à bien sûr échouée… Ici les heures voire les jours n’ont pas du tout la même valeur fondamentale que nous, occidentaux, persistons à leur accorder. Qu’a cela ne tienne, nous en profitons pour rattraper notre retard auprès de vous, et aussi peut être pour faire un petit saut dans une piscine…

Départ demain, Inch’Allah, pour Kita, notre première escale au Mali, ou en bus ou en train ou à dos d’ânes… C’est une blague. Là nous rejoindrons Mr Mamadou Coulibaly, artisan menuisier que nous faisons courir régulièrement à la cabine téléphonique du village pour tenter de le joindre.

 

            Mais vous nous direz, que c’est il passé jusqu’à aujourd’hui ? Nous allons reprendre ensemble le cours du périple si vous le voulez bien.

Nous avons arrêté le récit de nos aventures au mercredi 22 février.

            Nous sommes à Dakar, chez Christine. Ville d’effervescence où tout s’accélère et où les embouteillages sont le lot quotidien des dakarois. Elle se situe sur la presqu’île du Cap Vert, dont les corniches sont magnifiques. Il est agréable de profiter de l’océan et de pouvoir sortir de la ville un peu étouffante et polluée aussi facilement. Nous en avons profité pour visiter ses différents marchés sous les judicieux conseils de Christine et d’Alpha. Le premier fût celui des tissus, le marché HLM, où les femmes vantent leurs wax, tioup et bazin comme les meilleurs de l’Afrique de l’ouest. Il est agréable de se perdre dans ce labyrinthe riche en couleurs et scènes de vie intimes : vente de tissus, tailleurs à l’ouvrage, discussions parfois avec de hautes intonations…

Le second était celui des fruits et légumes, le marché Kermel, visité tardivement mais qui nous a surpris par la diversité des denrées : il y avait de tout J

Ensuite, vers 18h, nous avons foncé vers Soumbédioune pour assister au retour des pêcheurs.  Jusqu’à 150 à 200 pirogues peuvent partir le matin en mer et revenir le soir pour passer directement le relais aux personnes sur la plage qui vendent leurs poissons. Déchargement du poisson et « remontage » de la pirogue sur la berge se font grâce à l’aide de nombreuses personnes. Tout le monde met la main à la pâte ! Les odeurs, les cris des poissonnières, génèrent une atmosphère conviviale dans laquelle nous pourrions passer des heures.  Sur les étalages de monstrueux poissons sont en vente : barracudas, carpes de mer, capitaines, crevettes, thons, murènes, etc. Que de choix et de prix très abordables !

Chemin faisant nous arrivons à l’endroit où sont fabriquées les pirogues. Travail de titans car elles sont taillées et faites à la main dans un arbre appelé le fromager (c’est celui devant lequel Marie à l’air bien minuscule). Ensuite nous supposons que d’autres « artistes artisans » prennent le relais pour les peindre. C’est un arc en ciel à elles seules.

Et enfin, rendez vous incontournable des touristes, le village artisanal… Sculptures, bijoux, boubous, chaussures en cuir, etc. tout est réuni pour vous inciter à ramener quelques souvenirs. Nous sommes devenues de talentueuses négociatrices, et en avons profité pour faire quelques achats.

 

Jeudi 23 février

 

Après un petit dej familial avec Christine et des aux revoirs chaleureux (merci encore à toi et bon retour ! A la prochaine sur Paris) en route ou plutôt en mer, pour l’île de Gorée, à bord de ce qu’ils appellent une chaloupe (mais qui ressemble plus à la barge reliant petite terre et grande terre de Mayotte ! coucou à tous les mahorais, ou qui ressemble à un petit ferry pour ceux qui n'étaient pas à Mayotte). Une demi heure plus tard nous accostons sur une petite île très colorée qui fait penser à un village du sud de la France. C ’est un endroit idyllique : 1200 habitants, aucune route goudronnée, pas de voitures, beaucoup de bougainvillées, etc. mais avec une histoire pesante. Elle constituait un important comptoir commercial de la traite des esclaves. Il y avait de nombreuses maisons à double fonction : habitation et lieu de travail à l’étage, stockage des cargaisons au RDC. La maison des esclaves est l’un des derniers de ce type et témoigne de façon poignante toute l’horreur de l’esclavagisme, avec sa célèbre porte (oui j’ai la photo tonton !) donnant directement de la réserve sur l’océan. Une visite guidée avec le conservateur du musée vous permet de comprendre et d’imaginer toute l’histoire épouvantable qui a pu s’y dérouler. Il est important de visiter ce type de lieu pour être sensibilisé, comprendre et surtout ne pas oublier (car la mémoire de l’Homme est sélective et parfois fragile ! C’était il n’y a pas si longtemps que ça) et éviter que cela recommence, peut être sous une forme différente.

 

Après cette tirade, sans transition car cela est difficile, nous avons continué de visiter l’île dans ses hauteurs.  Coucher de soleil splendide sur Dakar, rythmé par des percussionnistes faisant danser un groupe de jeunes filles déchaînées. Moment enivrant de bonheur ! Se terminant par un thé offert par les frères de Cissoko, joueur de kora que nous avons vu à St Louis. La famille africaine est très grande et très élastique, « tout le monde est le cousin ou le frère de tout le monde » ! Le retour à bord de la « chaloupe » fût instructif : nous voilà initiées aux kasskass (sortes de maracas reliées par une corde). On n’est pas au point mais on s’entraîne.

 

Vendredi 24 février 

 

Christelle a mangé avec un ami de promotion de l’IMT de Belgique, Mademba. Ils ont mangés au sein même de l’hôpital dans lequel il travaille. C’était très sympathique et très riche de retrouver Mademba dans son contexte habituel, avec toute son équipe. Merci pour ton accueil et à toute l’équipe pour le bon repas que vous nous avez préparer. Bonne chance pour la suite de tes études et bon courage. Peut être la prochaine fois que nous mangerons ensemble ce sera à Bordeaux ou ailleurs, sait on jamais ! Il passe un grand bonjour à tous les amis de l’IMT et c’est l’occasion pour dire à tous que ça serait super sympa d’organiser des retrouvailles quelque part, dacodac ? Bonne route à vous tous car je sais que vous êtes nombreux à l’étranger en ce moment.

 

Au revoir Dakar et à bientôt, en mer pour la Casamance  !

Nous prenons le bateau ce soir à 19h, pour arriver à Ziguinchor le lendemain à 11h.

On vous envois cette première partie avant de vous faire parvenir le reste…

Bisous à tous ! A bientôt pour de nouvelles aventures !

 

 

 

Christelle et Marie

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commentaires

aurélie et greg 07/03/2006 18:57

salut Christelle , c'est avec beaucoup d'intérêt que nous suivons de près votre périple.. C'est à chaque fois un grand plaisir de vous lire et souvent très émouvant ! ! ! Bonne continuation à toutes les 2 et à très bientôt. Aurélie et Greg