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Texte libre

On a une adresse mail commune  christelleetmarie@yahoo.fr de quoi nous envoyer des nouvelles et nous d'en faire autant!

nouveau numéro du Mali auquel vous pouvez nous joindre: 00 223 692 98 11

 

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17 mars 2006 5 17 /03 /mars /2006 21:16

Bonjour à tous !

 

Voici l’avant dernier mail de notre voyage sur le continent africain…

 

Bienvenue aux nouveaux inscrits sur le blog, même si c’est un peu tardif, vous avez de quoi suivre notre parcours depuis le début !

 

Nous sommes à Bamako depuis 2 jours. La chaleur reste toujours accablante, mais on survit.

 

On espère que vous allez tous bien et merci de continuer à donner de vos nouvelles, elles nous permettrons d’être moins dépaysées quand nous rentrerons !

 

En quelques mots voici quelques explications concernant la fin de notre séjour à Kita

 

Vendredi 10 mars

 

Nous avons pu rencontrer la famille Diabaté, famille de griots ayant participé au projet « mes grands parents racontent… ». Ils furent ravis de recevoir des nouvelles de paroles d’ailleurs, et vous envoient chaleureusement toute leur amitié à vous les filles, et vous souhaitent une bonne continuation dans la réalisation de vos projets.

 

 

Le fils de Djélimory, Ibrahima, a bien voulu nous raconter l’histoire des griots et leur origine : Ils appartiennent à la culture mandingue qu’ils se chargent de transmettre de manière orale. A la fois historiens, chanteurs, et musiciens, ils sont aussi les commentateurs des faits sociaux et de l’actualité. Les griots puisent dans la tradition pour trouver des réponses aux problèmes du présent. Ce sont eux qui font la renommée de chacun, notamment en évaluant ses actions à l’aune de ses ancêtres et de l’intérêt communautaire.

 

 

Tout malien est, en effet, caractérisé par son nom (son diamu), c'est-à-dire son appartenance à une lignée dont les fondateurs ont déterminé le rang en fonction de leur bravoure. Ce système de castes a une origine professionnelle répondant à des nécessités économiques et sociales, elle est aussi importante car c’est elle qui régit toute l’organisation sociale et les phénomènes qui en découlent comme le travail, le mariage, et les rites.

 

Pour la petite histoire, Christelle s’est fait rebaptisée Fatmata Coulibaly et Marie, Kinsa Sumaoru, toutes les deux de la caste des forgerons…

 

 

Une atmosphère magique régnait dans leur maison au son de la kora, instrument traditionnel joué par tous les membres de la famille. Djélimory et Ibrahima nous ont enivrées par quelques morceaux qu’ils ont bien voulu partager avec nous. Ils ont également un atelier de fabrication d’instruments. Nous avons compris les différentes étapes de conception de la kora. En souvenir, ils nous en ont gentiment offert des miniatures ! (le moment d’enregistrement de nos bagages risque d’être critique, tant nous sommes chargées ! Nous vous raconterons tout ça à notre retour).

 

Dans les jours qui ont suivis, nous avons profité de l’ambiance conviviale du marché. Ce sont des moments propices aux rencontres spontanées et naturelles permettant de découvrir et de comprendre le quotidien des habitants de Kita. En prenant le temps de s’asseoir à côté d’une vendeuse de demble (bissap glacé) et de dégué (lait caillé), le Mali s’offre à vous : l’achat de ces petits sachets plastiques de gourmandise est un des moments d’échange social de tous les jours structurant la force et la cohésion du lien social. Ici, pas besoin de restaurer lien social et solidarité, ils sont bien présents. Ce sont des exemples de ce type qui nous encouragent à faire évoluer notre société en ce sens, pour qu’elle retrouve son ouverture à l’autre !

 

Le marché est composé de petits abris en bois recouverts de tôles ondulées, de petits espaces à même le sol où les marchandises sont exposées sur une bout de tissu, d’un hangar réservé à la vente du poisson et de la viande, de boutiques exiguës. Tout le monde s’y donne rendez-vous tous les jours ! Les femmes munies de leurs seaux (sac à provision) créent des embouteillages permanents dans les ruelles étroites sillonnant entre les différents étals.

 

Ce fût l’occasion d’acheter quelques tissus wax… Saoulées par leurs couleurs, le choix fut difficile ! Ensuite nouvelle étape : expliquer au tailleur ce que Christelle appelle une petite robe… Nos représentations de style différent énormément, mais le résultat, à force de patience, fût satisfaisant.

 

Dimanche 12 mars

 

Levée à l’aube, un ami à mobylette attendait Christelle pour l’emmener à l’église Notre Dame pour assister à la messe : cérémonie accompagnée  d’une chorale et d’instruments traditionnels (tels le balafon, les percussions, etc.). Ce fut un moment très riche bercé par ses rythmes traditionnels.

 

L’après midi, nous plongeons au cœur de la culture malienne en acceptant de recouvrir nos pieds et mains de henné. En effet, ce sont les jeunes femmes tout juste mariées qui s’ornent de cette parure (ce n’est pas notre cas mais on trouve ça tellement joli…). Il faut souffrir pour être belle, adage qui illustre bien notre après midi, puisque Christelle s’est retrouvée pieds et mains liés à des sacs plastiques (cf. photo) pendant plusieurs heures, et ensuite badigeonnée d’ammoniaque (substance relativement corrosive qui noircit la couleur naturelle du henné) pendant quelques minutes (le temps que ça brûle en fait). Le résultat vaut le sacrifice et fait sensation dès le lendemain, auprès des habitants de Kita.

 

Mardi 14 mars

 

Nous avons rendez vous à 8h avec Ramata, une cousine de Mamadou, enseignante dans une école communautaire nommée Soundiata. L’expo sous le bras, nous avons pris connaissance des lieux et rencontré tous les enfants. Avant de la présenter, le directeur nous à expliqué les difficultés des conditions d’éducation au Mali : Les effectifs dans les écoles publiques sont tellement importants, le trajet jusqu’à l’école parfois tellement long, etc. que des parents, des commerçants du même quartier se sont regroupés en association pour budgétiser des écoles communautaires. Encore modeste mais conviviale, l’école a deux salles de classe, faites de matériaux locaux. Nous avons pu avec la collaboration du directeur et des enseignants, présenter les panneaux d’expo. Les enfants, enthousiastes, étaient très curieux et ont vraiment rendu vivantes les photos des familles des 4 pays !

 

L’équipe pédagogique est très ouverte à des échanges interculturels et pourquoi pas établir une correspondance avec une école de France. Avis aux amateurs et aux enseignants, si cela vous intéresse écrivez nous sur notre boîte mail commune et nous pourrons vous transmettre leurs coordonnées et en discuter.

 

Ce fut une journée très riche malgré la fatigue exacerbée par la chaleur (les toits en paille protègent peu des fortes températures et nous n’osons imaginer leurs après midi aux mois de mai-juin…)

 

Mercredi 15 mars

 

Après des aux revoirs chaleureux à toute la famille de Mamadou (Merci pour votre accueil et de nous avoir permis de partager ces quelques jours avec vous !), en route vers la gare routière, nous avons rendez vous à 7h30 pour l’appel.  On embarque un à un dans un poids lourd en forme de bus. Installées à l’arrière du camion près d’une fenêtre, nous  mangeons de la poussière pendant 6h. Malgré les terribles secousses, certaines réussissent à dormir, sur l’épaule de Marie par exemple.

 

 

Arrivées à la capitale vers 13h et enduites de poussière, on s’installe à la maison des jeunes (pas si jeune que ça d’ailleurs). Nous rencontrons Dogolou Dolo, la personne contact qui doit nous faire rencontrer la famille de Yanidiou dans le pays Dogon.

 

Bamako, est une capitale très effervescente où vit environ un million d’habitants. Beaucoup de bana-bana (vendeurs ambulants pour ceux qui suivent pas !) sillonnent ses rues : vendeurs de serviettes de bain, de cigarettes et cartes téléphoniques, d’eau dans des sacs plastiques, de tissus bazins portés sur la tête (jolis numéros d’équilibristes), de brosse à dent-dentifrice, on en passe et des meilleures ! L’exode rural a en effet conduit beaucoup de jeunes et de familles à déserter les campagnes pour gagner un peu d’argent en ville.

 

Bamako est entourée de collines, traversée par le fleuve Niger, et est ponctuée d’arbres; c'est donc une forme de cuvette dans laquelle poussière et chaleur sont omniprésentes...

         C’est le moment pour acheter les derniers tissus pour concevoir quelques vêtements avant de partir au pays Dogon. C’est donc une des activités principales des jours à venir…

 

         Jeudi 16 mars

 

 

Accompagnées de Dogolou nous guidant dans les endroits stratégiques de Bamako, tels le marché rose, le grand marché, l’institut national des arts, et la maison des artisans, nous décidons de visiter le musée national. Son architecture est très contemporaine; l’ensemble de ses expositions valorise les traditions du Mali et retrace son histoire. 3 salles exposent 3 aspects de la culture malienne : la richesse de ses tissus, celle de ses cultes fétichistes et enfin celle de son archéologie. Une expo photo temporaire y était aussi présentée, reflétant elle aussi la richesse des traditions du Mali.

 

Visite très intéressante et instructive !

 

Et nous voici, vendredi 17 mars, en train de vous écrire !

 

Cet après midi nous avons pu assister à un hommage rendu pour les 30 ans de CARE, une ONG impliquée dans le développement local social du Mali. Ce fût également un moment riche en discussion avec les différents acteurs locaux des projets réalisés. Cela nous donne très envie de revenir mais cette fois, dans une perspective professionnelle.

 

Demain si tout va bien départ pour le pays Dogon, dernière destination de notre périple, en compagnie de Dogolou Dolo.

 

Nous vous écrirons à notre retour pour vous raconter tout ça. D’ici là prenez soin de vous ! On vous embrasse très fort et on vous souhaite tout le bonheur du monde !

 

C & M

 

PS : rien que pour vous faire râler un peu plus, sachez que le dimanche 26 mars, à notre retour à Bamako, Tiken Jah Fakoly passe en concert ! Et bien sûr, nous y serons!

PPS: nouvel album en ligne! Le Mali qui commence, sans transition avec la fin du Sénégal...

 

 

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commentaires

sigard 19/03/2006 00:02

Coucou les donzelles, C est toujours aussi excellent de suivre votre parcours epatant, on en prend plein les yeux, plein la tete, merci a vous!!!! Gros bisous tous doux a toi ma chtite Christelle, merci pour ta carte, prend bien soin de toi et a bientot Pierre et Celine

benoit 17/03/2006 21:26

hey les filles...
vous savez que j'enrage de ne pouvoir être avec vous, dimanche, à Bamako ????!!!!!! Et au pays Dogon ...
Profitez !
Je vous embrasse, vous aime, vous soutiens, vous envie ... et j'attends votre retour pour vous entendre de vive voix nous conter tout ça ?!
@ très bientôt ...