Salut à tous !
On espère que vous êtes tous en forme, nous on se laisse envahir de plus en plus par la sérénité et la chaleur de la vie marocaine…
Reprenons là où on s’était quitté.
Lundi 5 décembre, Fès, vers 16h
Nous prenons un bus collectif et quittons Fès et notre ami Didier (une rencontre « alternative » de Dordogne, beaucoup plus courageux que nous, puisqu’il traverse le Maroc en trois mois sur son VTT…). 2h après nous arrivons à Azrou, où nous retrouvons Zakaria, avec qui nous prenons un grand taxi pour Ain Leuh (une Mercedes, puisque ici elles ont la côte : espace et robustesse garanties !).
Sa famille nous a accueillie à bras ouverts, et déjà un premier repas gargantuesque nous attendait.
Ain Leuh est une petite ville de 8000 habitants située au pied des montagnes du Moyen Atlas, à 1300m d’altitude quand même... Après la grosse effervescence des villes que nous avons vues jusqu’à présent, c’est avec plaisir que nous nous enivrons de sa tranquillité. L’architecture des maisons est simple : pas de toits mais des terrasses sur lesquelles il fait bon de prendre le soleil. Les vues panoramiques autour de la ville sont spectaculaires.
Mercredi, opération souk ; tout le village est affairé. C’est le seul marché hebdomadaire au cour duquel les berbères vivant en montagne peuvent vendre leurs marchandises et s’approvisionner jusqu’au souk prochain (sorte de sortie supermarché, version ânes plutôt que caddie…). Tout se négocie et tout est possible : ferrer ses mules, teindre sa laine, marchander épices, légumes, etc.
Le soir venu nous étions invitées par des « nomades » français, Cathy, Hubert et Christophe, à déguster un excellent tajine préparé par Abdoul et Zakaria. Nous nous sommes réchauffés autour d’un grand feu, Marie dispensant un cours d’astronomie à qui voulait bien l’entendre.
Il faisait froid, mais on était bien !
La fin de la semaine s’est partagée entre des moments familiaux très chaleureux et des randonnées organisées par notre super guide Zakaria.
Première sortie : le lac Afnourir, un site international depuis 1981, qui accueille beaucoup d’oiseaux migrateurs (cigognes, tadorne casaca, foulque, grèbes huppées, rapaces en tout genre… (Pas pu prendre de photos maman Marie, désolée !)). Par contre sa surface s’est considérablement réduite, sans doute à cause du réchauffement climatique.
La deuxième sortie s’est organisée sur 3 jours, dont 2 nuits passées sous tente.
- Le premier jour nous avons marché vers Zawa d’Ifrane pendant 5h durant lesquelles se sont succédé plateaux arides, et forêts de cèdres et de chênes verts (dans lesquelles nous avons vu des magots du Maroc, petits singes malheureusement farouches--je parle pour toi Laurence, vas pas te faire de films!--). Après une montée pénible (dixit Christelle, et pour cause, elle portait le GROS sac ^^), nous atteignons le « Nirvana » : plateau duquel coulait une source et d’où nous avions une vue imprenable sur le village et une partie du moyen Atlas. Premier cours de cuisine dispensé par Zakaria, maintenant on sait faire le meilleur tajine du monde (si si) et l’inimitable thé à la menthe.
- Le deuxième jour nous avons marché vers le lac Ouiouane pendant 6 heures, avec une pause inoubliable dans une maison traditionnelle berbère. Pour la plupart les hommes sont bergers et les femmes tissent les célèbrent tapis berbères. Un thé nous a été offert, accompagné de son excellent pain et de miel.
- Après une nuit glagla, nous sommes repartis, non à pied, mais sur un bus. Oui, sur le toit ! C’était génial. Nous sommes arrivés à notre dernière destination, les sources d’Oum Rabiaa. C’est un endroit idyllique d’où jailli une cascade. A nouveau nous avons pris le thé dans un endroit insolite, sous une paillote située au bord de la source.
En faisant du stop sur une route pas vraiment aussi fréquentée que nous le souhaitions, nous avons pris notre mal en patience en jouant à la pétanque avec les moyens du bord (cailloux en guise de boules et cochonnet…). Là est arrivé Felix, dans sa belle Audi. Et le cauchemar a commencé pour Marie : placée au milieu, elle ne pouvait voir que la route (qui défilait à 100 à l’heure, sur les routes marocaines c’est assez impressionnant…). Tout s’est bien passé cependant, nous avons pris un café arrivés à Ain Leuh.
Le retour en famille fut apprécié de tous, une nuit moins pénible s’annonçait.
Le lundi nous avons pu enfin rencontrer Mr Mustapha. C’est un grand père charmant rempli de ressources et d’histoires à raconter. Nous avons pu l’accompagner l’après midi dans son lieu de prédilection, son jardin. Il nous à fait rencontrer le soir même sa famille au complet : moments de chaleur et de complicité furent partagés. Le lendemain, après un repas copieux, nous lui avons remis le panneau qui lui était destiné. Lui et sa famille étaient très touchés (et vous remercient très profondément Isa et Emilie).
Ce soir dernier repas en famille, que nous allons essayer de préparer. On vous racontera plus tard. Mais avant nous allons faire partager l’exposition avec l’association Chantier de Jeunesse Marocaine.
Demain mercredi 14 décembre, nous partons pour Merzouga, ville au sud du Maroc, située dans le Sahara occidental. Enfin la chaleur revient.
On vous embrasse tous très fort, portez vous bien, on pense bien à vous. A dans 10 jours pour de nouvelles aventures !
Christelle et Marie
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